Publi le jeudi 28 juillet 2005
Embauche néerlandophone avec bonne connaissance du français
La querelle linguistique dans toute sa beauté :
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=232277
par Gustave Labarbe | le 2005-07-28 12:26:18 | PERMALIEN
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14 Commentaires :
Commentaire crit le dimanche 31 juillet 2005 à 14:13:43 (lien) Dominique Embauché où ? Les deux principales maisons d'édition allemandes et le quotidien de référence, la FAZ, ont pris parti contre la réforme et ont décidé de ne pas l'appliquer. Cela promet une belle schizophrénie.
Commentaire crit le dimanche 31 juillet 2005 à 02:41:46 (lien) Siganus Sutor En relation avec la note “Deux Allemagne” du 30 juillet :
Et pour avoir des chances d’être embauché en Allemagne, vaudrait-il mieux être réformiste ou contre-réformiste ? (Enfin, dans un cas comme dans l’autre quelques bons coups de langue bien appliqués peuvent aussi aider, sans doute, dans certains cas...)
Commentaire crit le samedi 30 juillet 2005 à 04:28:43 (lien) Siganus Sutor Désolé, en faisant “refresh” deux commentaires ont été postés, D... sait comment.
Commentaire crit le samedi 30 juillet 2005 à 03:29:06 (lien) Siganus Sutor Bon, contentons-nous donc du fait que la Wallonie va mal…
Pour revenir à la langue, celle-ci semble être la facette de l’identité à laquelle on tiendrait le plus — comme à la prunelle de ses yeux serais-je tenté de dire. Bien des exemples vont dans ce sens, ce qui se passe en Belgique n’étant qu’une illustration supplémentaire de cet attachement-là.
Discutant hier soir avec une mienne cousine, elle me disait que son mari et elle songeaient à émigrer pour l’Australie mais qu’une chose les rebutait à cette idée : que leurs deux enfants deviennent anglophones.
Lorsqu’il a enfin été décidé d’avoir des radios privées quelque part au SO de Diego Garcia, il est ressortit que ces radios n’étaient en fait pas si “libres” que cela car corsetées par des règles strictes en matière de temps d’antenne alloué aux différents langues, et ce dans le but manifeste de protéger certaines langues asiatiques contre “l’hégémonie” du français et de l’anglais.
Déjeunant un jour en compagnie d’un jésuite tamoul, il nous racontait comment au Tamil Nadu l’affichage en hindi — notamment dans les gares — était la plupart du temps maculé par des locuteurs tamouls se hérissant contre l’invasion d’une langue “étrangère”.
Je pense qu’on pourrait prolonger à loisir la liste des exemples...
Commentaire crit le samedi 30 juillet 2005 à 03:28:45 (lien) Siganus Sutor Bon, contentons-nous donc du fait que la Wallonie va mal…
Pour revenir à la langue, celle-ci semble être la facette de l’identité à laquelle on tiendrait le plus — comme à la prunelle de ses yeux serais-je tenté de dire. Bien des exemples vont dans ce sens, ce qui se passe en Belgique n’étant qu’une illustration supplémentaire de cet attachement-là.
Discutant hier soir avec une mienne cousine, elle me disait que son mari et elle songeaient à émigrer pour l’Australie mais qu’une chose les rebutait à cette idée : que leurs deux enfants deviennent anglophones.
Lorsqu’il a enfin été décidé d’avoir des radios privées quelque part au SO de Diego Garcia, il est ressortit que ces radios n’étaient en fait pas si “libres” que cela car corsetées par des règles strictes en matière de temps d’antenne alloué aux différents langues, et ce dans le but manifeste de protéger certaines langues asiatiques contre “l’hégémonie” du français et de l’anglais.
Déjeunant un jour en compagnie d’un jésuite tamoul, il nous racontait comment au Tamil Nadu l’affichage en hindi — notamment dans les gares — était la plupart du temps maculé par des locuteurs tamouls se hérissant contre l’invasion d’une langue “étrangère”.
Je pense qu’on pourrait prolonger à loisir la liste des exemples...
Commentaire crit le samedi 30 juillet 2005 à 03:08:34 (lien) Dominique Le déclin économique de la Wallonie est identique à celui des régions françaises ou allemandes limitrophes qui avaient les mêmes industries : Nord, Ardennes, Lorraine, Sarre, Rhur. Toute cette zone qui est à l'origine de l'Union européenne a dû se reconvertir dans les années 70 et cela s'est plutôt mal fait en Wallonie pour des raisons de politique locale un peu trop compliquées à expliquer.
Commentaire crit le samedi 30 juillet 2005 à 02:07:02 (lien) Siganus Sutor Je présume que la question ne pourrait être expédiée en trois coups de cuiller à pot, mais je m’étonne quand même de la relative opulence du nord flamand par opposition au sud wallon relativement démuni. Quelles en seraient les causes profondes ? Des choix politiques différents de part et d’autre de la “frontière” ? Ou, hypothèse hasardeuse, des mentalités différentes ? A moins que ça ne vienne de la langue elle-même...
Commentaire crit le vendredi 29 juillet 2005 à 16:24:56 (lien) Dominique Crise industrielle et déclin des activités traditionnelles : sidérurgie, petite métallurgie, charbonnage, textile. Plus une migration intérieure qui vide le sud wallon au profit de la frontière flamande et de la périphérie bruxelloise. Plus un déclin démographique qui creuse le trou des assurances sociales (beaucoup de malades, beaucoup de chômeurs, beaucoup de personnes âgées, et trop peu d'actifs). La question de la séparation des caisses d'assurances sociales est aussi au cœur des négociations.
Commentaire crit le vendredi 29 juillet 2005 à 16:09:14 (lien) Siganus Sutor Et comment explique-t-on cette “pauvreté” (relative, j'ose croire) des francophones ? — d’où une certaine amertume si j’ai bien compris.
Commentaire crit le vendredi 29 juillet 2005 à 16:05:23 (lien) Dominique La Belgique est né d'un conflit religieux avec les Pays-Bas protestants. Elle finira peut-être autant à cause des questions d'argent que des questions de langue. Lorsque la Belgique était unilingue, les Flamands étaient pauvres ou riches et francophones. Maintenant, la Belgique est trilingue et les francophones sont les pauvres de leur pays du fait des changements industriels.
Commentaire crit le vendredi 29 juillet 2005 à 15:48:23 (lien) Siganus Sutor Il est assez étonnant de constater à quel point, sous tous les cieux, les questions de langue paraissent dominer tous les autres problèmes de sensibilités culturelles — religions mises à part peut-être.
Commentaire crit le vendredi 29 juillet 2005 à 11:56:59 (lien) Dominique La question linguistique a atteint des sommets à Bruxelles-Capitale et en fait c'est aussi une question sociale, économique. En outre, cela vient en plein dans les discussions à propos de la fin des facilités linguistiques pour les francophones dans la périphérie et de la scission de l'arrondissement électoral bilingue Bruxelles-Hal-Vilvoorde qui consacrerait un peu plus la division de la Belgique en deux : un nord riche et un sud pauvre.
Commentaire crit le vendredi 29 juillet 2005 à 09:01:40 (lien) Siganus Sutor Un autre type de discrimination à l’embauche :
http://news.bbc.co.uk/1/hi/england/hampshire/4727179.stm
Commentaire crit le vendredi 29 juillet 2005 à 08:31:18 (lien) Siganus Sutor Pourquoi est-ce ce genre de “discrimination” qui en général soulève tant de passion ? Pourquoi la discrimination relative à la capacité de résoudre une équation différentielle du premier degré n’a-t-elle que peu de chance de faire l’objet d’une controverse et, partant, de quelques lignes dans les gazettes ? Ou celle portant sur la capacité de chanter la Marseillaise sans fausse note ou de parler au téléphone tout en tapant un texte tout en accueillant la personne qui rentre dans votre bureau ?
La langue, objet de tous les fantasmes ?
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