Le Petit Champignacien illustré
Le parole sono importanti. |
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Publi le vendredi 29 juillet 2005
En quatre lettres
La ville de Montréal refuse l'emploi du mot fuck pour une campagne de prévention du sida.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/article_complet.php?path=/actualites/article/29/1,143,0,072005,1115604.php
par Gustave Labarbe | le 2005-07-29 11:21:25 | PERMALIEN
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5 Commentaires :
Commentaire crit le samedi 30 juillet 2005 à 12:11:23 (lien) Dominique Les campagnes contre le Sida étaient assez soft en France, bien plus que dans les autres pays européens. Disons qu'on enrobait la chose dans un message esthétiquement parfait, cela avait un succès mais chez ceux qui étaient déjà les plus éduqués et avertis. Mais à la suite des campagnes d'Act Up, il y a eu aussi des tentatives pour faire des films ou des affiches plus explicites et plus crus (avec des interdictions ou des abandons). Je pense que le phénomène de la recrudescence du No-Capote va obliger à de nouvelles campagnes du style coup de poing en France.
Commentaire crit le samedi 30 juillet 2005 à 06:36:05 (lien) Joye Pour le mot "fuck", c'est toujours un gros mot en anglais. Mais c'est vrai qu'il le serait moins pour une personne qui n'a pas grandi dans une culture où c'est inacceptable et un petit qui l'entend trente-six fois par jour ne saura pas que c'est un "gros" mot.
Cela dit, c'est certainement pas très classieux de l'utiliser.
Or, le sida n'est pas une maladie classieuse, c'est certain.
Mais si l'on voulait vraiment faire une impression, peut-être qu'il serait mieux de sortir du vulgaire.
Considérons-le de l'autre côté : ceux qui sont offensés par le mot seront aussi offensés par le message qu'il essaie de communiquer et se considéront peut-être justifiés dans leur rejet du message qui suit.
J'ose dire que la majorité des gens, au moins chez moi, pensent que le sida n'est pas « leur » problème. Affichant un slogan qui les aliénie par son langage ne va pas les faire écouter.
Commentaire crit le samedi 30 juillet 2005 à 02:57:37 (lien) Dominique Le mot « fuck » est courant à l'oral au Québec, mais en français hexagonal on ne l'entend presque jamais comme interjection.
Cela me fait penser que l'on entend sur les ondes la chanson de Benjamin Biolay et Françoise Hardy « L'amour m'a baisé ». Personne ne proteste (ou alors du côté du borgne, du nabot et du vicomte seulement).
Commentaire crit le samedi 30 juillet 2005 à 02:27:08 (lien) Marianne Dorléac Bah, le "gros mot" n'est pas "gros" en soi : tout dépend du contexte. Ici, je le trouve plus mince, utilisé dans un jeu de mots, et pour une bonne cause.
Commentaire crit le vendredi 29 juillet 2005 à 22:15:52 (lien) Joye Puisque je suis anglophone, je comprends la réticence d'utiliser ce mot. Si j'étais parente, je ne voudrais pas que mon enfant le voie affiché partout.
Par contre, le slogan est vraiment très bien conçu pour le contexte : ceux atteints par le sida sont, effectivement, « baisés », comme on dit.
Ce n'est pas, bien sûr, une maladie délicate, et si le choc aide à renseigner les gens, tant mieux.
Mais je doute que cela se réalise grâce à ou en dépit de ce gros mot.
Qu'est-ce que vous en pensez ?
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